Tout d’abord, il est important de savoir que les services financiers sont une deuxième carrière pour moi. J’étais initialement dans l’industrie privée. Juste avant ma reconversion de carrière, je devais acheter une entreprise. Pour des raisons que je ne vais pas élaborer, cette transaction n’a pas eu lieu. Je me suis alors demandé ce que j’allais pouvoir faire, ce qui allait m’animer. J’ai un profil entrepreneur assez fort et je voulais quelque chose qui me donne un beau défi et qui me stimule.

Lorsque j’étais aux études, j’étais toujours attirée vers le profil de planificateur financier. Ça me ramenait à mes souvenirs de jeunesse où je voyais le planificateur de mes parents. Il était un modèle de réussite pour moi avec sa  présence, il connaissait plein de chose, il avait l’air prospère. À ce moment-là, pour moi, être planificateur financier impliquait l’université et de longues études dans lesquelles je ne me voyais pas. J’ai donc commencé dans les entreprises privées.

Après l’achat qui ne s’est pas conclu, je suis allée rencontrer le planificateur financier. Il m’a aussi fait rencontrer son adjointe pour valider le profil que j’avais. Définitivement, je suis tout sauf une adjointe ! Il m’a alors confirmé que j’avais le profil d’une conseillère! J’ai donc tout quitté pour retourner aux études. J’ai fais un programme intensif en AEC au Cegep de Ste-Foy. Par la suite, je suis passée par l’autorité des marchés financiers (AMF) pour pouvoir valider mes permis me permettant de proposer des fonds d’investissement.

Le planificateur de mes parents a fait mon premier budget et m’a donné un livre qui fut une révélation: «Le barbier riche». Ça m’a allumé une lumière me confirmant que moi aussi j’avais le droit d’être prospère dans la vie. Du haut de mes 20 ans à cette époque, je me voyais déjà faire profiter de cette prospérité, cette stabilité financière auprès de mes clients en les conseillant adéquatement. Eux aussi pourraient vivre la même chose! La prospérité et la liberté, ce sont deux éléments qui m’allument beaucoup.

Dans mon choix de carrière, je voulais vraiment être «à mon compte» et que mes clients soient mes clients et non ceux d’une bannière au-dessus de moi. Je voulais absolument avoir la liberté de choisir au marché la meilleure compagnie pour mes clients. Ce n’était pas pour moi ça, le fait d’être captif dans une compagnie ou une bannière.