La divulgation des frais est un point important. L’industrie se veut de plus en plus transparente pour ses clients quant aux frais que les clients paient versus les revenus que les conseillers font. Le client doit comprendre que ce qu’il paie correspond à un service qu’il reçoit. C’est applicable dans toutes les sphères du monde des finances, mais particulièrement «visible» dans l’épargne. Un client qui a des frais de sorti ou d’entrée pour un placement doit comprendre qu’il paierait sans doute les mêmes montants à la banque, mais que son conseiller est une valeur ajoutée. C’est donc au conseiller de faire comprendre à son client sa propre valeur ajoutée dans l’équation tout en étant transparent sur les frais que ce dernier aura à payer.

Il n’y a malheureusement rien de gratuit dans la vie et ces frais permettent de payer la valeur ajoutée des conseillers.

Il y a aussi les nouveaux «conseillers robots» : le client peut maintenant s’acheter sa propre assurance en ligne, sans analyse de besoins financiers, sans compréhension du réel besoin ou de savoir si c’est LE produit qui convient. C’est comme jouer à la bourse, c’est un peu inconscient. C’est sûr que les prix et les annonces sont attirants: «vous ne paierez que 5$ par mois et vos primes n’augmenteront jamais». Il faut être conscient qu’il y a un risque à adhérer à ce genre de produits sans en comprendre tous les tenants et aboutissants. Pour résumer, l’accessibilité à des produits d’assurance par le particulier lui-même grâce aux technologie représente un autre beau défi parce que la plupart des gens ne sont pas prêts, pas outillés pour totalement comprendre ce qui leur est proposé, pour analyser si c’est le bon produit pour lui. Il y a un énorme risque de «se faire avoir» ou que le client se mette lui-même «dans le trouble».
Ces «conseillers robots» n’ont pas le même bagage qu’un conseiller financier qui doit se soumettre à une conformité, aux réglementations de l’Autorité des Marchés Financiers. Quoi qu’on en passe, ces points sont des arguments dans la valeur ajoutée d’un conseiller «réel».