Je crois que les femmes ont d’abord besoin de se sentir en confiance avec la personne avec qui elle travaille. Sans vouloir faire de clivage entre les hommes et les femmes, force est d’admettre qu’il y a des différences.

Les femmes, nous avons un tempérament plus anxieux, nous sommes plus facilement inquiète. Dans une même situation, un expose son problème, reçoit une solution et l’applique sans trop de questionnement. Il passe à l’appel suivant. Ce n’est par contre pas le cas des femmes. Elles se pose davantage de questions. Et c’est aussi une des raisons pour laquelle elles ont besoin de se sentir écoutée et épaulée, ce qui fait parfois défaut avec un conseiller homme.

Une dame m’a déjà dit :«je suis allée voir le banquier avec mon chum. Il parlait juste à lui, regardait lui seulement et ne m’incluait pas dans la discussion.  Et je comprenais rien! Je n’ai pas osé poser de questions en me disant que j’allais en jaser avec mon homme dans la voiture. Manque de chance, il n’avait pas plus compris tous les tenants et aboutissants de l’histoire.». Je ne veux pas que mes clientes aient cette impression.

Les femmes ont besoin de prendre confiance en elles, d’être outillées. Elles ont aussi besoin de sentir qu’elles sont prises en charge, de savoir qu’elles sont écoutées.

Mon approche avec ces femmes est facilitée parce qu’elles savent que je les comprends et qu’elles seront prises au sérieux, ce qui ne sera pas forcément le cas avec un conseiller homme. Sans vouloir me répéter, on vit les mêmes réalités de femmes. La connexion est plus facile car elles sont convaincues que je comprends leur situation, et c’est le cas.

Dans l’accompagnement, j’aime beaucoup être très présente et qu’il y ait une récurrence. Il faut qu’il y ait une suite logique: on commence ensemble, on fait un plan et des objectifs ensemble et on avance ensemble.